Khôlles et tutti quanti

Le 24 novembre 2021

« Quoi ? Déjà ? » Eh oui ! le temps passe vite ; il aurait même une légère tendance à accélérer ces dernières années. Nous sommes le 24 novembre 2021, date tout à fait remarquable il est vrai, et la semaine prochaine débutent les colles.

ampoules

« Les colles ? Mais qu’est-ce à dire que ceci ? » me demande Damien. Je lui dois quelques explications. Avant la fin de son cours, l’intervenant interroge sur le sujet de son choix un puis deux élèves individuellement, le tout durant trente minutes. L’on sait ou l’on ne sait pas. C’est un moment privilégié qui permet de mesurer avec précision et proximité la réalité de ce qui a été acquis. Les étudiants ont toujours un peu le trac avant de passer, surtout qu’ils ignorent jusqu’à la dernière minute qui va être l’heureux élu mais à l’issue ils sont fiers. Et cela les construit !

En effet, toute épreuve éprouve et qui l’a été en sort grandi ; c’est un fait mille fois observé. Il est nécessaire de franchir ces étapes pour se découvrir et savoir ce que l’on vaut réellement. Mais ce n’est pas fini, après les colles, il y aura les partiels puis une séquence intensive.

Ainsi depuis la rentrée qui eut lieu mi-septembre, nos étudiants auront suivi 13 semaines sans interruption ; ce n’est pas rien et cela les honore. De fait, il est nécessaire d’apprendre à endurer si l’on veut prétendre à des postes à responsabilités. La chose commence doucement pendant les deux premières années puis monte en puissance dans la suite du parcours. Cela a toujours fait ses preuves et donne une force peu commune à ceux qui l’ont vécu. La fatigue méritoire des étudiants sera leur première couronne de laurier ; nous voulions qu’il en fût ainsi et cela l’est.
 

Jean-Christophe Beaux,

directeur de l'ESIN

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